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Au 1er juillet 2003, le taux de chômage des femmes était en France supérieur de 2 points à celui des hommes, soit 10,6 % contre 8,6 %. Cet écart est en sensible diminution, il était de 3,4 points au 1er juillet 2000. En trois années, les demandes en fin de mois, c'est à dire les catégories 1, 2 et 3 de l'ANPE, ont baissé de 4,2 % pour les femmes alors qu'elles ont augmenté de 12,2 % pour les hommes. On note ainsi une très forte diminution du chômage de longue durée féminin (-19,4 %) et même de très longue durée (-32,8 %), plus marquée que pour les hommes. Néanmoins, les flux d'inscriptions du premier semestre 2003 sont en hausse de 12,2 % pour les femmes et de 21,2 % pour les hommes. Le profil des femmes inscrites à l'ANPE évolue de façon très marquée en ce qui concerne les niveaux de formation et de qualification : les niveaux inférieurs au CAP diminuent de 23 % alors que les niveaux supérieurs au BAC sont en hausse de 18 %. Deux tiers des femmes au chômage recherchent toujours un emploi dans un nombre très restreint de domaines professionnels : les services administratifs, les services aux personnes, la vente et la distribution, les services aux entreprises et aux collectivités, l'intervention sociale et culturelle. Enfin, les femmes bénéficient à leur entrée en PAP d'un niveau de service un peu élevé que celui des hommes, mais elles sont moins souvent mises en relation sur des offres d'emploi. Elles ont été davantage orientées vers les Contrats Initiative Emploi (CIE) et le Stages d'Accès à l'Entreprise (SAE). Pour en savoir plus : Le chômage des femmes : portrait statistique. Décembre 2003. Danielle Greco. Observatoire de l'ANPE. |